Francine de Métamunis : À quelles difficultés cherchais-tu à répondre lorsque nous nous sommes rencontrés?
Christophe : Quand on s’est rencontrés, ce n’était pas prévu à la base, donc j’ai trouvé ça original. Je ne me suis pas forcément posé la question au moment du tirage, mais la difficulté, c’était de savoir comment avancer, comment mettre un peu d’élan dans mon activité pour la rendre plus pérenne. Peut-être chercher, tu vois, à aller un peu plus vite, pour que ça donne des résultats. C’était surtout ça, la difficulté que j’avais.
Je me souviens, on sentait que ça avait envie d’émerger!
Oui. Et puis on sent que c’est toujours en émergence, que c’est comme la gestation d’un enfant. On parlait des neuf mois.
Exactement ! Et justement, qu’est-ce que ce diagnostic a enclenché ou confirmé chez toi?
Ça a confirmé qu’il faut quand même que je prenne mon temps. C’est en train d’émerger. Mais voilà, comme on dit : « Tout vient à point à qui sait attendre ».
Il faut de la patience, ça fait partie du chemin.
Qu’est-ce que cette lecture t’a permis d’incarner concrètement?
Cette lecture m’a permis de mettre en évidence qui je suis. Parce que c’est mon identité. À travers ce que tu as dit - la ruche fleurie - on voit quelque chose qui doit émerger : le fait de nourrir, de créer une sorte de ruche. Tu avais parlé d’y mettre du miel.
C’est vrai. Le fait d’apporter ce qui peut guérir. Un lieu de guérison.
Oui, c’est ça. Exactement.
Quel passage as-tu l’impression d’avoir traversé grâce à cette séance?
Je pense que dans la vie, il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. C’est une phrase de Paul Éluard. Donc je pense que si nous nous sommes rencontrés, toi et moi, à travers Mélanie, c’est que nous avions tous à tirer quelque chose de cela. Même toi, je t’ai fait des tirages de tarot.
Je pense qu’il y a un échange, une transmission. Notre rencontre fait partie du chemin. Comme toute rencontre entre thérapeutes, je crois qu’il y a des messages. On s’apporte quelque chose. Il y a aussi des choses indicibles.
Et qu’est-ce qui s’est clarifié dans ton espace mental?
Ce que tu m’as dit m’a permis de clarifier certaines choses. Je reviens toujours à la notion de temps : ça fait partie de mon apprentissage. Ce temps, ce ralentissement, est nécessaire. Cela ne veut pas dire que je n’avance pas, mais j’avance à petits pas. Voilà, c’est un peu ça.
C’est important parce que souvent, quand on avance lentement, on avance mieux: on prend le temps de laisser croître, de laisser les choses aller à notre propre rythme et de s’ancrer.
Exactement.
Est-ce que tu as quelque chose en plus à ajouter?
Il y a deux phrases que j’ai aimées, et c’est important de les mettre. La première : « Passer du masculin porteur au féminin créateur ». Et plus loin : « On ne choisit pas ça [sa mission, n.d.r.l], on est choisi par ça ». C’est comme une évidence. On est attiré par ça. Ce n’est pas forcément un choix. C’est vibratoire. Comme un appel.
Et aussi : « Tu n’es pas en train d’exercer une profession, tu es en train de devenir la vibration que ton âme est venue incarner ».
Ça, ça vibre. Rien que d’en parler, ça me donne des frissons.
Ça ouvre ton espace mental. Ça permet à ton corps d’accueillir le changement.
Merci Christophe pour notre échange.
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