"Fin 2017, je vis une impasse. Tout ce que j’essaye de construire se transforme irrémédiablement en échec. Mon activité professionnelle, mon couple : des univers dans lesquels je m’étais pleinement investie, sans résultat. Quant à Paris, je trouvais la ville quelque peu hostile. Quelque chose en moi était en train de se fracturer.
Ce soir-là, et comme à mon habitude, couchée dans le lit de mon petit 9 m², je m’endors…
Et me réveille le lendemain dans un état ambivalent - entre le frisson et une forme de bien-être absolu. Cette nuit-là, j’avais fait un rêve, pas comme de ceux que je mémorise sans m’y attarder éternellement. Non. Plutôt le genre dont j’ai immédiatement senti l’importance. La tête fraîche, je couche ce périple vaporeux sur papier.
Depuis, cette feuille ne m’a plus jamais quittée. Ce n’était pas un souvenir que je retranscrivais et qui allait dormir là, comme un document de plus qu’on range et qu’on oublie. C’était un compagnon que je consultais quand j’en ressentais le besoin. Face à une question, j’y revenais, j’essayais de comprendre. Et à chaque fois, quelque chose de nouveau s’y révélait. Non parce que le texte avait changé, mais parce que moi, j’avais évolué.
Les mots transformation et incarnation, je ne les ai vraiment reconnus que récemment. Le rêve en portait déjà l’empreinte, dans ces mots de fin clamés avec gaillardise : « Je vole comme un papillon ! » Libre, légère et mûre que j’étais pour habiter ce qui vivait depuis en moi.
Métamunis n’est pas né d’une théorie: Il est né d’une quête de soi qui éclaire quelque chose d’important : un processus traversé avant d’être compris, et vécu avant d’être nommé."